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Nokomis, c’est l’temps des sucres !

Chaque printemps, le même rituel sucré se répète dans les érablières du Bas-Saint-Laurent. Mais derrière chaque goutte ambrée qui coule doucement des arbres, se cache une richesse bien plus grande qu’on pourrait l’imaginer.

Car oui, notre sirop d’érable est tellement délicieux qu’il est convoité dans le monde entier, et l’entreprise Nokomis de Trois-Pistoles y est pour quelque chose 

« Le sirop d’érable est un joyau inimitable. Il est complet, naturel, riche en minéraux, en vitamines. Le Québec fournit plus de 60% de la production mondiale », explique fièrement Vincent More, fondateur de Nokomis. 

Arrivé de France en 2000, M. More n’avait pas prévu de plonger dans l’univers des érables. C’est en travaillant pour la CORPEX Bas-Saint-Laurent qu’il découvre le potentiel de l’exportation agroalimentaire. Puis, un déclic lors d’une mission en Martinique : l’or blond québécois a un avenir au-delà des frontières.

Cinq ans plus tard, Nokomis voit le jour à Trois-Pistoles. Le nom s’inspire d’une légende autochtone : Nokomis, figure mythique personnifiant la terre, fut la première à recueillir la sève d’érable. Une belle manière de rendre hommage à la culture qui entoure ce produit noble.

Découvrir l’or blond

Depuis, l’entreprise exporte dans 30 pays, dont 95 % de la production prend le chemin de l’étranger. « On vend l’équivalent de cinq millions de livres de sirop chaque année. Et tout ça, produit ici au Bas-Saint-Laurent », souligne M. More.

Comment convaincre les gens à l’autre bout du monde de goûter à notre sirop ? En le leur faisant découvrir sur place. Nokomis participe à de nombreux salons alimentaires, du Japon à la France en passant par l’Allemagne, pour faire rayonner notre terroir, cuillerée par cuillerée. Ces événements sont réservés aux professionnels, mais la magie opère à chaque fois.

« Quand les gens goûtent notre sirop pour la première fois, ils deviennent curieux, émerveillés, ils veulent savoir comment on le produit. Pour eux, c’est bucolique. »

Expérience immersive

Et pour ceux qui veulent une expérience immersive, il y a La cabane à Mario, un concept développé en parallèle pour faire vivre aux Européens une vraie cabane à sucre à la québécoise, avec des poutines, des burgers au bison, du sirop à volonté, des chansonniers et beaucoup de bonne humeur.

En 2024, ce sont 36 villes en France et en Belgique qui ont accueilli ce projet festif avec 26 restaurants éphémères, pendant cinq à six semaines. Une tournée qui sent bon le sirop chaud et la tire sur neige. 

« C’est plus que vendre un produit. C’est faire rayonner une culture, un savoir-faire, une authenticité. On partage quelque chose de profondément enraciné ici, au Bas-Saint-Laurent », conclut Vincent More. Et c’est peut-être là le secret du succès : offrir plus qu’un goût. Offrir une histoire, un territoire, une passion. 

C’est l’temps des sucres

Et pendant qu’on fait la file pour remplir notre cruche, quelque part à Tokyo ou à Bruxelles, quelqu’un découvre pour la première fois le goût du Bas-Saint-Laurent… grâce à Nokomis.